dimanche 27 septembre 2015
Chemin d'Alliance : L'écoute active
Un chemin d'Alliance associant des carmélites et des laïcs, cela ne va pas de soi ! Le chemin est semé d'embûches : des doutes, des peurs, des difficultés à s'accepter différents…
Le Christ nous accompagne. Il fait même plus, puisqu'il nous dit : "Je suis le Chemin" ! Il nous invite à "aimer nos ennemis", à considérer les obstacles comme des grâces. Comme c'est difficile à comprendre !
Il faut bien reconnaître que nous sommes sourds aux paroles étranges (étrangères) du Tout Autre, comme nous sommes incapables d'écouter celui qui nous provoque à sortir de nos habitudes de penser, de réagir…
Une proposition d'une formation de 3 jours à l'écoute active est arrivée – tombée du ciel ? Elle est entrée par une oreille, sortie par l'autre. Elle a été oubliée pendant l'été. Elle a suscité des remous à la rentrée : est-ce que cela en valait la peine ?
Tangage, roulis, et nous voilà finalement tous ensemble (17 participants) autour de l'animatrice les 18 et 19 septembre.
Celle-ci fixe le cap : Donner à mon interlocuteur la preuve que je l'ai écouté et compris.
Les connaissances et l'expérience des uns et des autres sont variées, mais les petits exercices proposés montrent que nous avons tous à progresser. Par eux, nous apprenons à mieux nous connaître.
Distinguons-nous bien les faits (vérifiables, incontestables) des sentiments (ressenti personnel également incontestable) et des opinions (contestables) ?
Quels sont nos freins à l'écoute ? Une remarque en passant nous invite à l'humilité, à la miséricorde : l'écoute active est quasi impossible plus de 40 minutes.
Comment réagissons-nous le plus souvent face à une demande d'aide ? En décidant ? En rassurant ? En jugeant ? En questionnant ? En interprétant ? En "comprenant" ?
Les deux jours ont passé bien vite, nous attendons avec impatience de nous retrouver le 10 octobre.
dimanche 23 novembre 2014
Journée du 30 novembre
Voilà ce qui a été retenu au CDVR Conseil Diocésain de la Vie Religieuse du diocèse d'Evreux le 29
octobre 2014 à
propos de
projet de chemin d’alliance Baptisés
et Carmel St Joseph à St Georges Motel
Ce
projet est parti du désir de baptisés et de l’Evêque d’Evreux « que cette petite communauté ne ferme
pas ». Il s’inscrit dans le courant qui s’amplifie actuellement dans
l’Eglise « de liens d’alliance entre
une communauté religieuse et des laïcs »
Dans
cette paroisse pauvre « Les Sœurs
sont une présence d’amitié et de prière qui est très précieuse ».
Dans ce Sud du Diocèse pauvre « il n’y a aucun lieu d’accueil
spirituel »
OBJECTIFS
– Amitié – Prière – Spiritualité – Mission
Pour
manifester son soutien et sa responsabilité, le Père Christian NOURRICHARD,
Evêque d’Evreux, présentera ce Chemin d’Alliance le 30 novembre 2014 lors de
l’ouverture de l’année de la Vie consacrée…
LANCEMENT
DE L’ANNEE DE LA VIE CONSACREE (30 novembre 2014)
Voici
l’ordre du jour avec quelques services particuliers demandés… Nous feront le
point lors de notre prochaine réunion le 19 novembre prochain
10 H 30’ – Messe à la Cathédrale ( arrivée vers 10h15)
Places dans le chœur
12 H 30’ – rendez-vous au Centre St Jean avec nos repas tirés du sac ou pique-nique
14 H – Office de Nones
Causerie
du Père Raymond Hérisset nous rappelant les objectifs de l’Année de la Vie
consacrée :
-
Faire mémoire avec gratitude
-
Embrasser l’avenir avec espérance
-
Vivre le présent avec passion
Cette journée étant considérée comme notre premier temps de
récollection, un espace de temps personnel et silencieux sera proposé après
l’intervention du Père Raymond.
16 H 30’ Office des Vêpres – Animé
par la Communauté du Carmel st Joseph.
17h00 fin de rencontre
dimanche 16 novembre 2014
A l’oraison je me laisse aimer
Ecole d'oraison Novembre 2014
Durant ces temps forts
d’oraison, se forge en nous un être d’accueil- on se laisse aimer-
d’émerveillement, d’action de grâce, d’adoration et d’intercession, cet être
que nous avons à devenir en toute notre vie. (Règle de vie,46)
Chant : Dans le
silence et dans la paix, viens rencontrer le Dieu vivant
Dans le silence de ton cœur, prie
le Père, laisses-toi aimer par lui ….
Pendant l’oraison : Je me
laisse aimer, je laisse Dieu me dire son amour …pour que je puisse à mon tour
m’aimer et aimer les autres en vérité.
Me laisser aimer ? en
cherchant comment je vais m’y prendre. Il m’est venu à l’Esprit cette semaine deux
paroles de Dieu :
L’Evangile de mardi dernier Lc
14,15-22, les invités au festin qui ont refusé de venir au festin… (à lire)
Le cantique de Tobie 13, que nous
chantons vendredi IV matin
Je commence par le dernier :
dans ce cantique je lis
qu’il relève en toi le sanctuaire, qu’il réjouisse en toi les exilés,
qu’il aime en toi le malheureux, pour les siècles sans fin …(et au début il
dit, bénissez le Seigneur vous ses élus)
Evidement ce cantique s’adresse à
Jérusalem, mais St Paul nous rappelle que nous sommes le temple du Dieu vivant
2 Cor 6,16…alors je peux prendre cela à mon compte.
C’est lui qui nous relève, nous son
sanctuaire…c’est son œuvre…et moi à l’oraison du matin j’aime à me tenir debout
et dire au Seigneur, merci Seigneur tu m’as relevé… pas seulement du sommeil,
mais en moi, tu relève ton sanctuaire en moi, tu me ressuscite, tu veux que je
suis debout en ta présence … et de prendre le temps qu’il faut pour prendre
conscience de cela dans le silence de mon corps, de mon corps habité.
Qu’il réjouisse en toi les
exilés, je suis parfois exilé€ de moi-même, je n’habite pas chez moi, je ne
suis pas établie en moi …éparpillé, distraite à faire mille et une choses, et
il faut bien…le Seigneur me ramène dans ma terre, il est la joie de mon cœur
d’exilé…même si je suis exilé… tout ce qui est exilé en moi et chacun peut le
décliner comme il l’entend… des parties de mon histoire que j’ai mis dans
l’ombre car douloureux…des relations, des situations où je sens ce exil …me
laisser entendre cette bonne nouvelle « qu’il réjouisse en toi les exilés »
Qu’il aime en toi les
malheureux pour les siècles sans fin … ce qui est malheureux en moi, ce qui
est moche et je ne n’arrive pas à aimer en moi… le Seigneur veut l’aimer en moi
et aimer en moi ce que je n’aime pas trop… je me laisse aimer par le Père
…c’est lui la source …
Pour les siècles sans fin …car
vous êtes les élus de toute éternité et pour les siècles sans fin …
Dans l’Evangile de Luc 14,15-22. Il est assez incompréhensible qu’à
l’heure du diner, le serviteur aille leur dire : venez maintenant le repas
est prêt … et moi j’entends par là : l’heure où je suis à l’oraison.
Tous les biens qu’ils ont
acquis: terre, bœufs, épouse …deviennent un obstacle à la rencontre, une excuse
pour refuser l’invitation…et moi pendant l’oraison je viens avec ce qui est bien
en moi …mais qui peut parfois empêcher la rencontre avec le Seigneur… je veux
être bien en sa présence, lui offrir ce qui est bien en moi… et c’est légitime
mais est-il suffisant ?
Dans un deuxième temps le
serviteur de l’Evangile va inviter les aveugles, les estropiés, les boiteux
…pour entrer au diner. Je n’aime pas que cette invitation soit venue dans un
deuxième temps, j’aurais aimé qu’il le fasse dès le début … et là j’ai compris
que pendant l’oraison, c’est seulement dans un deuxième temps que je me sens
invitée à venir avec l’aveugle, l’estropié, le boiteux et le pauvre qui est en
moi… ce que je ne veux pas trop voir ou reconnaître en moi …ceux là sont
invités au festin … encore faut-il que je les emmène au festin, ils ont leur
place …je les laisse aimer par Celui qui les invite.
Et enfin, l’Evangile nous parle
de « force-les à entrer dans sa maison »… et nous n’aimons pas trop
cela, on n’aime pas être forcé …sauf que parfois c’est le seul moyen pour nous
faire entrer dans « notre maison » qui est « la maison du
Seigneur» … je me rends compte qu’à l’oraison je ne peux pas entrer par
moi-même, c’est le travail du Seigneur … il lui faut parfois forcer l’entrée et
me forcer à entrer …car moi je n’y arrive pas, ou je ne veux pas …et « sa
maison » est « ma maison » …
Voilà comment avec ces deux
paroles de Dieu je découvre et je vis l’oraison comme le lieu où je me laisse
aimer par Celui dont on se sait aimé comme le dit st Thérèse d’Avila à qui je
veux donner la dernière parole.
Dans son traité « Pensées sur l’amour de Dieu » Thérèse
nous parle de cet amour de manière qui peut nous déconcerter … écoutons ce
petit passage où elle commente le verset ‘ qu’il me donne un baiser de sa
bouche’
O Jésus, bien aimé ! qui pourra nous faire connaître le merveilleux
avantage qu’a une âme de se jeter entre vos bras, de s'abandonner à votre
conduite, et de dire, après s'être entièrement donnée à vous : Je regarderai
mon bien aimé et mon bien aimé me regardera ! Il veillera à mes intérêts
et je veillerai aux siens ! …. Je
vous prie donc encore, mon Dieu. et vous conjure par le sang que votre Fils a
répandu sur la croix, de me faire la grâce et que j’obtienne qu’il me donne un
baiser de sa bouche. Car sans vous que suis-je, ô Seigneur ? si je ne vous
suis pas unie, que puis-je ?
O mon Sauveur, qui
êtes toute mon espérance et tout mon bonheur, que puis-je souhaiter en cette
vie qui me soit si avantageux que d'être tellement unie à vous ? pourvu que
vous me permettiez d'être toujours en votre compagnie, rien ne me paraîtra
jamais difficile »
initiation à l'oraison
Considérer notre âme
comme un château fait tout entier d'un seul diamant ou d'un très clair cristal,
où il y a beaucoup de chambres, de même qu'il y a beaucoup de demeures au
ciel…. Considérons donc qu’au centre, au milieu de toutes, se trouve la
principale, où se passent les choses les plus secrètes entre Dieu et l'âme. (Ste
Thérèse d’Avila, Le Château intérieur)
Alors, Il nous renvient de rentrer dans le château …pour
rencontrer Celui qui y a fait sa demeure, et c’est l’oraison
L’oraison mentale n’est à mon avis, qu’un commerce intime d’amitié où
l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé. Ste Thérèse d’Avila (Vie 7)
Le commerce d’amitié fréquent et intime suppose que l’on
prenne du temps. Or le temps, notre temps, est un bien précieux.
Thérèse ne donne pas de méthode particulière mais plutôt une
direction : rester en compagnie de Celui dont nous nous savons aimés. C’est
le Seigneur seul qui en est le maître d’œuvre. Ainsi donc, ce qui caractérise
sa manière de faire oraison, c'est plutôt l’extrême souplesse qui laisse à
chacun la plus grande liberté.
Le temps
d’oraison :
Pour Ste Thérèse, il est primordial de prendre conscience
que Dieu est là, qu’Il est à mes côtés ou en moi. Elle préfère cependant qu’on
se représente le Christ au plus intime de soi car Il y demeure, en son centre
comme en un château.
Elle nous propose de le faire par une représentation du
Christ en son Humanité, une représentation intérieure qui est de l’ordre de la
foi, d’une foi vive qui perçoit, sans voir, la Présence du Christ.
« Comme je ne pouvais discourir avec
l’entendement, mon mode d’oraison était de tâcher de me représenter le Christ
en moi, et je me trouvais mieux, ce me semble, de le rejoindre là où je le
voyais le plus solitaire. Il me semble que lorsqu’il était seul et affligé
comme un indigent, il devait me recevoir. J’avais souvent de ces
simplicités… » (V 9,3)
Un regard
Il ne s’agit pas de penser mais d’entrer en compagnie avec
le Seigneur : « Représentez vous
le Seigneur auprès de vous, regardez le … »
« Je ne vous demande
qu’une chose : le regarder... Lui ne vous perd jamais de vue. » (C 26, 1 et 3)
C’est dans cet échange de regards que s’exprime la relation
personnelle. « Dieu et l’âme se
comprennent, sans autre artifice, ces deux amis se communiquent leur amour
mutuel. Comme ici-bas deux personnes qui s’aiment beaucoup et se comprennent
bien semblent s’entendre sans échanger un signe, rien qu’en se regardant ».
(V 27, 10)
Un cœur à cœur
« Vivre en sa présence ( du Christ), lui parler, lui demander ce dont nous avons besoin, nous plaindre à lui de nos peines, nous réjouir avec lui de nos joies, et ne pas l’oublier pour autant, sans chercher des prières apprêtées, mais des mots conformes à nos désirs et à nos besoins. »
(V 12, 2)
Se référer à une parole qui nous habite, la répéter de temps
en temps
« Il ne s’agit
pas de beaucoup penser mais de beaucoup aimer ».
Entrer dans l’oraison
Sans méthode mais avec quelques moyens concrets et simples
Je décide d’un temps et d’un lieu : chacun
choisit un moment de la journée ( matin, soir, au retour du travail…
Je me donne un sas : si j’ai des
occupations, au retour du travail… une lecture, une intervention me dispose…
cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas faire oraison directement …mais
on a besoin du temps pour entrer en nous-mêmes, habiter ce que nous sommes,
Je prends avec moi un Evangile ou une bible/ un livre,
quitte à ne pas utiliser
Je fais le signe de croix
« Pour prier comme il
convient, vous savez ce qu’on fait : tout d’abord, on examine sa
conscience, on se confesse à Dieu et on fait le signe de la Croix. » (C 26,1)
Je me rassemble ou le recueillement : Je
fais silence, je prends le temps de me poser, d’habiter ce que je suis, habiter
le temps et l’espace. Je ramène mes sens de l’extérieur vers l’intérieur pour me
rendre disponible à m’entretenir avec Dieu.
Prendre une posture confortable
et stable,
prendre le temps d’accueillir sa respiration et non pas la penser. Quand on
habite son corps, il est un appui pour la prière. Je suis heureux (se) de
rentrer en moi,
Nous ne prions pas en dehors de notre
corps puisque nous n’existons pas en dehors de notre corps. Le Seigneur vient à
notre rencontre dans notre corps ( prenez et manger )
Nous prions avec tout ce que nous
sommes : pas seulement avec la tête ou l’esprit.
Ce qui peut favoriser le
recueillement : lorsque nous sommes dans la nature l’émerveillement
du paysage, le chant d’un oiseau, le bruit d’une source, la saveur d’un fruit
sauvage, une odeur, flattent nos sens. Les tensions se relâchent, quelque chose
au fond de nous est touché, toute activité du mental s’arrête, une paix
profonde se produit peu à peu. Le recueillement, c’est cela. C’est ce lâcher
prise de notre mental et c’est l’accès à une zone plus profonde de notre être.
La musique, la vue d’un tableau, un regard échangé, un coin de ciel bleu, un
peu de marche et mille autres occasions peuvent en être la source, comme le
préliminaire.
Quand on parle de recueillement : Il
s’agit de se recueillir pour trouver Dieu car l’homme est créé à l’image de Dieu
et cette image, il la porte gravée au plus profond de son être. C’est dans cet
espace secret qu’il peut retrouver la racine de son existence qui est Dieu et
c’est ce qui fait pour le chrétien la valeur infinie et sacrée de tout homme.
C’est dans cet espace que l’homme peut retrouver l’accès à cette relation
fondatrice, relation détruite mais restaurée par le baptême.
Une fois les sens extérieurs apaisés, nous serons vite assaillis par un monde intérieur de pensées et de sentiments les plus divers. Ste Thérèse nous conseille d’abandonner au Seigneur toutes ces pensées et ces sentiments en reconnaissant notre misère et notre condition de pécheur. Puis, elle nous demande de ne nous occuper que de Lui.
Je me mets en présence du Seigneur, « Aussitôt
après, appliquez-vous à trouver une compagnie. Et quelle meilleure compagnie
pouvez-vous trouver que celle du Seigneur »…je lui demande de me rendre présent à
sa présence.
Je me laisse faire ….et si ma pensée divague à
nouveau, je peux reprendre le texte biblique, le lire à nouveau, regarder le
Christ, reprendre une parole
A la fin du temps de l’oraison, je termine par une
prière vocal, Notre Père ou je vous salue, ou l’angélus
lundi 10 novembre 2014
Halte spirituelle au rythme de la Parole
Avec Léon Régent le samedi
6 décembre 2014 de 10h00 à 18h00
Chez les Surs Carmélites de Saint Joseph
2 route de Dreux, 27710 St
Georges Motel
La parabole des brebis et des boucs
| Le jugement dernier - Fra Angelico |
Comment voir la miséricorde divine pour tous dans ce qui semble être une exhortation menaçante : engagez-vous dans les restos du cur, sinon... ?
Scrutant les détails du texte, nous exprimerons sans tabous nos questions, nos incompréhensions. Puis, nous chercherons ensemble.
Il se pourrait que la Parole convertisse nos esprits ‘dualistes’, et devienne Bonne Nouvelle. Il se pourrait que nous sortions de cette journée avec un grand désir de scruter d'autres textes de la même manière.
Cela vaut la peine d'essayer...
Pratique
Nicole
lundi 27 octobre 2014
Chemin d’Alliance entre des Baptisés et le Carmel Saint-Joseph à Saint-Georges-Motel dans le diocèse d’Evreux
« Car moi, je sais les projets que je forme à votre sujet – oracle du Seigneur –, projets de paix et non de malheur, pour vous donner un avenir et une espérance.
Vous m’invoquerez, vous approcherez, vous me prierez, et je vous écouterai. Vous me chercherez et vous me trouverez ; oui, recherchez-moi de tout votre cœur. Je me laisserai trouver par vous ». Jr 29,11-13,
texte ‘fondateur’ entendu dans la liturgie du premier vendredi de l’Avent 2013 (6 décembre), jour où la prieure générale du Carmel st Joseph a annoncé le projet d’alliance !
« Ce qui importe ce sont moins les institutions que la manière de vivre l’Evangile » nous rappelle le texte des Actes du rassemblement Familles Spirituelles 2013 qui avait pour devise:
Quand souffle l’Esprit…
Vivre ensemble l’Evangile dans le sillage des fondateurs
Au service de la mission de l’Eglise.
« Chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraicheur de l’Evangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui ». Ces paroles du pape François dans son exhortation apostolique « La joie de l’Evangile N°11, nous invitent à nous engager sur ce chemin au nom de notre baptême.
A l’ORIGINE DU PROJET
Le désir de baptisés et de l’évêque d’Evreux que cette
petite communauté ne ferme pas.
Dans cette paroisse pauvre, les sœurs sont une présence
d’amitié et de prière qui est très précieuse.
Dans ce Sud du diocèse, pauvre, il n’y a aucun lieu
d’accueil spirituel.
Ce projet s’inscrit dans le courant qui s’amplifie
actuellement dans l’Église, de liens d’alliance entre une communauté religieuse
et des laïcs.
OBJECTIFS
Quatre mots : amitié, prière, spiritualité, mission.
- Amitié : grandir ensemble dans la connaissance, la
confiance, l’amitié, l’entraide mutuelle.
- Prière : dans le lieu de prière offert à tous qu’est
le carmel (oraison, office, messe et adoration du saint sacrement), mais aussi
dans les initiatives tournées vers la paroisse (cf les vêpres ou la neuvaine).
- Spiritualité : la spiritualité du Carmel St Joseph
est une réalité qu’il est donné aux baptisés de partager, de par les
circonstances.
- Mission : Les sœurs, comme les laïcs, sont engagés
dans la vie de l’Eglise. Il s’agit d’abord de mieux vivre cette mission
ensemble. La prière et la spiritualité du carmel offrent un ressourcement nécessaire
à tout engagement, un échange fraternel et confiant, mais aussi une écoute des
besoins et des appels des deux diocèses et de ceux qui sont à la périphérie.
Un aspect de la communauté de Saint Georges est l’offre –
modeste – de haltes et ressourcements spirituels qui seront intensifiés cette
année.
Pour manifester son soutien et sa responsabilité, le Père
Christian Nourrichard, évêque d’Evreux, présentera ce chemin d’alliance le 30
novembre 2014 lors de l’ouverture de l’année de la vie consacrée ; sera
présent à la célébration d’engagement le 10 avril 2015 ;
il relira l’expérience vécue sur ce chemin d’alliance, le 3
juillet 2015 en présence de la prieure générale du Carmel.
Ce chemin d’alliance n’est pas un projet paroissial, mais il
est évident qu’il a des racines et aura des retentissements dans la paroisse
Saint-André-Mesnilliers.
MODALITES D’ ALLIANCE
Préalables :
- Il convient d’être
modeste. Les forces, tant des baptisés que des sœurs sont limitées.
- Il ne faut pas
partir trop vite mais rester ouverts, ensemble, à l’Esprit.
- Il s’agit d’abord de
continuer à vivre ce que nous vivons déjà les uns et les autres mais avec cette
volonté de prière, de spiritualité et de mission communes à développer.
- Les modalités de
l’alliance seront variées en fonction des personnes : chacun s’engage dans
la mesure de ses possibilités et ses souhaits, dans le respect de ses
engagements.
L’alliance entre les
baptisés et les Sœurs du Carmel suppose d’avoir un socle de base.
- Venir prier au Carmel une fois par quinzaine dans la
mesure du possible
- Vivre une journée d’alliance tous les deux ou trois mois :
oraison, célébration, approfondissement d’un thème, repas fraternel, temps de
relecture et d’échange de nouvelles …les dates
sont arrêtées pour l’année
- Participer à une proposition concrète dans le partage de
la mission ou la vie fraternelle de la communauté.
Dans cette alliance.
- Découvrir le charisme du Carmel st Joseph: Règle de
vie, oraison, vie fraternelle… c’est l’objectif des 4 journées d’alliance.
- Pendant le carême, ceux qui le souhaitent et qui se
sentent prêts à aller plus loin, écriront leur projet personnel d’alliance en
vue de s’engager pour un an à Pâques; ils s’engageront sur le Chemin
d’alliance et les sœurs renouvelleront leur engagement comme tous les ans.
Partager la mission :
Penser ce lieu comme un lieu de ressourcement
spirituel : soirées, haltes, école d’oraison, propositions pour les
familles, offices d’été dans les églises…; des projets sont en cours
Partager la vie fraternelle:
Les sœurs s’engagent dans cette alliance en ouvrant leur
espace communautaire.
Les baptisés s’engagent de manières différentes en
fonction de leurs souhaits et possibilités.
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